Pourquoi s’intéresser au Crédit Impôt Recherche ?

By 21 août 2019 actualités

«Les petites opportunités font souvent les grandes entreprises » De manière quasiment divinatoire, c’est ainsi que Démosthène, le zélote grec, avait philosophé sur l’importance des ressources discrètes mais primordiales. Ainsi, d’une certaine manière, il avait prophétisé que l’innovation par la Recherche et le Développement (R&D) est une phase on ne peut plus crucial pour garantir la santé d’une entreprise. À ce titre, plus de deux mille ans plus tard, Gary Hamel en dira que « C’est la seule protection contre l’obsolescence. […] C’est l’unique stratégie pour être plus performant au sein d’une conjecture lugubre. » De ce paradigme très pragmatique sur l’importance de la bonne gestion de projets R&D, en découles une réalité implacable : la R&D est une stratégie indispensable pour une entreprise afin de ressortir parmi un marché concurrentiel, pour assurer son avenir. Il s’agit dans tous les cas, d’une marche en avant inexorable pour une entreprise, garantissant sa prospérité ou son échec.
« Je crois en l’innovation et la manière dont on obtient l’innovation est en subventionnant la recherche […] » Fervent défenseur des aides à l’innovation, Bill Gates, milite depuis des années afin que des synergies puissent s’établir entre les acteurs publics et les entreprises, dans l’optique de la mise en place d’incitations, notamment fiscale. Et les chiffres sont éloquents, grâce à la mise en place de ce crédit d’impôt, le système de recherche français se classe :

  • 4ième rang mondial pour l’émission de brevets
  • 7ième rang mondial pour la rédaction de publication scientifique
  • 6ième rang mondial des dépenses dans la R&D

Une fois remis en contexte, ces statistiques reflètent que la France accorde une forte importance au coût de la recherche dans l’innovation, malgré l’émergence de nombreux pays concurrents, soutenant leur propre effort de recherche national. Mais concrètement comment le CIR est-il applicable ?
Tout d’abord, l’objectif premier du Crédit Impôt Recherche est de supporter l’activité de R&D et encourager les investissements qui permettront de renforcer l’activité future des entreprises. En 36 ans, cette mesure aura été le phare de la recherche française à toutes ses étapes.
De manière succincte, une opération R&D pourrait se définir en quatre temps. D’abord, une part de veille, afin de répertorier les connaissances existantes, puis tester et valider les travaux. Et enfin produire les résultats de la recherche. C’est depuis de ce processus très séquencé, que le Crédit Impôt Recherche établit cinq critères à remplir pour être éligible :

  • NOUVEAUTÉ
  • CRÉATIVITÉ
  • INCERTITUDE
  • ÊTRE SYSTÉMATIQUE
  • ÊTRE TRANSFÉRABLE ET/OU REPRODUCTIBLE

De la conformité à ces cinq critères, en découle du remboursement total des dépenses de R&D. Donc, le maître-mot pour justifier l’activité R&D en cas de contrôle est : la traçabilité. Par exemple, la mise en place d’un suivi des temps passés par l’équipe de développement sur les différents projets de recherche ; ainsi qu’un suivi des travaux réalisés tout au long du cycle de vie des projets de R&D, est nécessairement à mettre en place, afin de pouvoir répondre aux besoins de respect des critères.
De fait, le CIR, apparaît être un excellent outil pour structurer sa démarche R&D. Car s’appuyant sur une méthodologie très stricte, la rédaction du dossier technique seconde la capitalisation des savoirs et facilite l’illustration de l’activité R&D.
« L’innovation n’est pas un flash de génie. C’est un travail difficile. Et ce travail devrait être organisé comme une activité régulière de chaque unité de l’entreprise, et ce, à chaque niveau du management ». C’est ainsi qu’expliquait Peter Drucker, théoricien du management, de l’importance d’une bonne organisation dans l’innovation. Bien entendu, conscient des problématiques soulevées tel que l’aspect rébarbatif et éminemment chronophage de la rédaction du dossier technique. Et l’innovation précède parfois la compréhension scientifique nécessaire à la conception des nouveaux produits et procédés, ce qui entraîne un rallongement du processus de structuration. Plus spécialement dans la phase de veille, où il est important d’avoir accès à une liste exhaustive de solutions déjà existantes.
Analogiquement, la construction d’un référentiel métier informatique spécifiquement conçues pour la R&D, afin d’aider à la gestion et la valorisation des données techniques par exemple, est toujours rare de nos jours. Et parce que ces services voient leurs connaissances évoluer par nature, ce qui requière une approche spécifique. Afin d’assurer une qualité optimale dans le service, il faut donc conjuguer la capitalisation des connaissances acquises, sans pour autant restreindre la créativité des ingénieurs.
C’est pourquoi la société Bassetti a développé TEEXMA®, un logiciel entièrement évolutif et configurable, capable de répondre pleinement aux besoins spécifiques de la recherche et du développement. Outre l’aide à la gestion de projets R&D (rédaction automatique de documentations, suivie des sous-traitants, capitalisation des connaissances acquises, traçabilité des actions réalisées…) TEEXMA® soutient l’effort d’amélioration continue et assiste à la traçabilité des actions R&D de A à Z. Notre méthodologie se base sur le renseignement au fil de l’eau des travaux effectués (donc, les heures passées pour la R&D) sur tout type de tâches. ,
Depuis les prémices du projet de Recherche jusqu’à l’exploitation des phases de tests, tous les outils sont fournis pour soutenir la structuration de la R&D, et en l’espèce, être éligible au Crédit Impôt Recherche. Pour plus d’informations : contactez-nous
Pour conclure, Hegel, le philosophe allemand, faisait remarquer que « Les idées qui bouleversent le monde marche à pas de colombes. » Et c’est, sans doute, grâce à cette vision que les innovations de demain se construisent par la R&D aujourd’hui, encouragé par le parrainage de l’Etat développant des mesures telles que le CIR.

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